Notre Dame des Landes contre le Béton !

Nicole Klein



José Bové



NOTRE-DAME-DES-LANDES ... Au coeur de la lutte (le film)

Comme entre deux guerres .. le capitalisme utilise le(s) fascisme(s)

Comme entre deux guerres .. le capitalisme utilise le(s)  fascisme(s)

y compris à travers le mensonge des "blancs" "petits bourgeois", pseudo révolutionnaires, profitant relativement de " l'opium du peuple " qu'est l'islam, aux dépens des peuples et populations soumises à l'islam

Les populations des pays soumis à l'islam ne peuvent désormais compter que sur elles mêmes pour s'émanciper, car L'OCCIDENT SE MENT , les profiteurs de guerre y triomphent, de Soros aux prétendus militants "républicains" ou "indigènes", en passant par la masse " passive " qui vote " modéré ". Qui vote en fait pour la continuation du statu quo, peu importe combien de morts EVITABLES il produit.

50 ans d'âge moyen de l'électeur en France, après eux le déluge.








« La stratégie de l’intimidation » du géopolitologue Alexandre Del Valle

la haine folle de Caroline Fourest contre moi et contre les Femen fondatrices et d'autres ....

Personne ne conteste que les musulmans sont victimes de "musulmanophobie", terme que nous avons utilisé avant bien d'autres dans notre revue du CERF contre les obscurantismes, mais il ne suffit pas de se poser en "antiraciste" pour être irréprochable, ce prétexte ne tient pas longtemps lorsque l'on a des attitudes relevant de la haine pure, et que cela finit par se voir.

Je n'avais jamais écrit pour critiquer les écrits de Caroline Fourest avant qu'elle affiche des textes mettant des personnes en danger de mort, textes qu'elle n'a jamais retirés, tout en se posant en donneuse de leçons de morale (!).
Depuis 2009 , quelques semaines avant, elle s'est mise à me poursuivre de sa furie délirante.
qui je crois date du moment où je ne me suis plus intéressée à son "militantisme", et a décuplé à cause de l'affaire qui l'a opposée à l'islamologue Anne-Marie Delcambre, puis a cause d'articles d'auteurs de Riposte laique, dont je ne faisais pas partie.

Le livre d'Olivier Goujon montre que d'autres que moi ont été scandalisés par des actes qu'elle a commis et soit publiquement défendu, soit commis devant plusieurs témoins, et qui ont, selon ceux qui connaissent ces situations, la meme conséquence, font courir le meme danger. Voir extrait de ce livre dans l'article précédent et ci dessous.

La haine de CAroline , dont je montre ci dessous une des causes, ne s'exerce pas seulement vis à vis de moi :

Pierre Tévanian, rédacteur dans Prochoix puis en conflit avec Caroline Fourest écrit, après avoir expliqué que pour le chasser d'une salle, Caroline lui avait reversé du jus d'orange sur son sac tandis que Fiammetta lui faisait un croche pied :
" Je retourne donc près du buffet retrouver une amie, élue écologiste à Paris, et discuter avec elle en attendant que le débat commence. La discussion ne dure pas longtemps puisque je suis vite coupé par un tonitruant "Oh, pardon ! " qui me fait me retourner. Je me trouve face à face avec la Fourest, qui surjoue la bécasse en me répétant "Je suis désolé, je n’ai vraiment, vraiment pas fait exprès !". Comme elle tient à la main un verre vide et qu’autour de moi les regards convergent vers mon dos, je finis par comprendre qu’elle vient de vider, délibérément, son verre de jus d’orange sur mon sac. Pour confirmer cette intuition je me retourne vers ma camarade écologiste, qui me faisait face et qui a donc vu la scène, elle opine et me dit "surtout ne t’énerve pas, elle n’attend que ça", ce qui me paraît tellement frappé au coin du bon sens que je me contrôle sans difficulté et que je m’en vais chercher du Sopalin au buffet. Une fois terminée l’opération Sopalin, je retourne au buffet pour boire un, puis deux, puis trois verres de jus d’orange, avant de revenir enfin reprendre ma discussion avec ma camarade écologiste, mais badaboum ! Me voilà le cul par terre. Je me retourne et je croise le regard hostile de la patibulaire Fiammetta, un regard qui me dit en substance ceci : "Oui salopard, c’est moi qui t’ai mis une balayette, et ça ne fait que commencer ! " Je me tourne à nouveau vers la copine-témoin, qui une fois de plus opine tristement en guise de "Ben oui, elle a mis son pied !". Le cul toujours par terre, une terre heureusement déjudorangisée par mes soins, je lève les yeux vers la judoka. Hilare cette fois-ci, tellement c’est gros, je lui demande, en me cognant méthodiquement l’index sur la tempe : "Mais ça va pas la tête ?" Le regard qui vient en réponse, je ne l’oublierai jamais ! Car personne, ni avant ni après, ne m’a jamais signifié, par les yeux ou par la bouche, autant de haine."

Olivier Goujon écrit dans : Femen : Histoire d’une trahison. Max Milo Editions 2017 - Caroline, qui est si prompte à déposer des plaintes en diffamation ou en insulte, n'a rien intenté à ce jour à ma connaissance contre ce livre ... -

« Un mensonge, selon Joseph Paris, le mensonge le plus grave de Caroline Fourest. » Un mensonge, c’est plus que plausible, pour le compte d’Inna, sinon à sa demande expresse. « Par ce mensonge, affirme Joseph, elle a mis en danger la vie de Sacha et d’Oxana, elle ne pouvait pas l’ignorer. » « Fin septembre, alors même que le « départ-éviction » de Safia Lebdi n’est pas encore officiel, Caroline Fourest est déjà « seule à bord avec Inna ». Quelques jours plus tard, elle fait part de sa déception à Sacha et Oxana : « Elle nous a dit que seule Inna pourrait obtenir le statut de réfugié politique, pas nous, la France se refusant à accueillir quatre réfugiées ukrainiennes d’un seul coup. » Fin de l’histoire concernant le nombre des accueils et la distribution des rôles : début octobre 2012, les deux amies doivent rentrer en Ukraine pour une année d’enfer. En août 2013, épuisées par les souffrances, les arrestations, les tortures, les poursuites pour terrorisme, Sacha écrit elle-même, sur l’insistance de Joseph Paris, au délégué des droits de l’homme, François Zimeray. Elle lui confie leur désespoir, raconte brièvement l’enlèvement, les violences, le petit chien assassiné… et bien sûr réitère sa demande d’asile politique pour elle, Anna et Oxana. François Zimeray répond à Sacha, « dans la demi-heure », que l’asile politique est tout à fait envisageable et qu’il suffit qu’elles introduisent une demande officielle, officielle, « comme il l’avait déjà dit l’année précédente ». François Zimeray « tenait » donc, dès 2012, un accord pour quatre accueils, et non un seul comme l’avait dit Caroline Fourest. « En résumé, et selon le témoignage de Joseph Paris, qu’il me confirmera pas écrit : « Fin 2012, Caroline Fourest avait en main un accord de principe de la part de François Zimeray pour lancer les procédures d’acceuil d’Inna, Sacha, Oxana et Anna. Mais elle dit au groupe que cet accord de principe ne concerne qu’Inna ; cela clôt le débat sur l’éventuelle installation, dès septembre 2012, à Paris, de tout le mouvement. Oxana et Sacha rentrent en Ukraine où elles manqueront succomber sous la violence du gouvernement et des services secrets russes. Il s’agit clairement d’une mise en danger de la vie de Sacha et d’Oxana, en leur mentant ouvertement sur la possibilité d’obtenir l’asile politique en France. »



A l’origine de la haine folle de Caroline Fourest contre moi …

Visiblement, Caroline Fourest me hait et me harcèle depuis des années. 

D’où vient, s’il faut une raison à la haine chez certaines personnes, cette haine, haine dont je n’ai d’ailleurs pas le monopole, comme le montre le tout récent numéro de la Revue du Crieur. https://www.revueducrieur.fr/

J’avais une « professeur » virtuelle d’islam, Anne-Marie Delcambre, qui est devenue ensuite une amie.
Anne-Marie Delcambre est née en 1943, docteur en études islamiques1, docteur d’Etat en droit, agrégée d’arabe classique,
Anne-Marie Delcambre a été professeur d'arabe au lycée Louis-le-Grand, auteure entre autres des ouvrages suivants :
Méthode d'arabe Linguaphone, Linguaphone Institute, 1979
Mahomet, la parole d'Allah, Gallimard, coll. « Découvertes », 1987
Mahomet, Desclée de Brouwer, 1999.
L'Islam, La Découverte, 200119.
Enquêtes sur l'islam : En hommage à Antoine Moussali, collectif, Desclée de Brouwer, 2004
La schizophrénie de l'islam, Desclée de Brouwer, 200620.
Soufi ou mufti? : Quel avenir pour l'islam?, Desclée de Brouwer, 2007. Préfacé par Daniel Pipes15.
L'Islam des interdits, Desclée de Brouwer, 200821.
A participé à la rédaction d'articles dans l’Encyclopædia of Islam3.

Elle est aussi co-auteure avec Pierre-André Taguieff d’un livre contre le racisme ( « Face au racisme , les moyens d’agir »  Editions la Découverte 1991 chapitre 12).


https://www.youtube.com/watch?v=RX6vOYTvIp0  (Emission « Apostrophes » 1991)

Voici quelques propos de Anne-Marie Delcambre en défense des juifs :

Sur le site Libertyvox :
Et l’amour des Juifs (?) transparaît clairement dans cette même sourate 5, verset 64/ou 69: «Et les Juifs disent: «La main d’Allah est fermée». Que leurs propres mains soient fermées et maudits soient-ils pour l’avoir dit. Au contraire, ses deux mains sont largement ouvertes. Il distribue ses dons comme il veut. Et certes, ce qui a été descendu vers toi de la part de ton Seigneur va faire beaucoup croître parmi eux la rébellion et la mécréance. NOUS AVONS JETE PARMI EUX L’INIMITIE ET LA HAINE JUSQU’AU JOUR DE LA RESURRECTION. TOUTES LES FOIS QU’ILS ALLUMENT UN FEU POUR LA GUERRE, ALLAH L’ETEINT. ET ILS S’EFFORCENT DE SEMER LE DESORDRE SUR LA TERRE ALORS QU’ALLAH N’AIME PAS LES SEMEURS DE DESORDRE». 
Loin d’être abrogé ce verset a été cité, mais habilement tronqué, pour appuyer une fatwa de l’UOIF, destinée aux musulmans, lors des émeutes des banlieues. D’ailleurs la sourate 5, la table servie, est la dernière révélée dans l’ordre de la révélation. Comme les versets de la sourate 9, ses versets ne sont pas abrogés. Or, c’est le contraire qu’on veut nous faire croire, dans le plus total mépris de toute la littérature traditionnelle musulmane (depuis le commentaire de Tabari au 9ème siècle jusqu’à celui de Sayyid Qutb, le maître à penser du mouvement des Frères musulmans, pendu sur l’ordre de Nasser, en 1966. Les commentaires sont extrêmement répétitifs et ne vont jamais dans le sens d’un adoucissement). "
Anne Marie Delcambre " L'Islam n'a pas deux visages " 25/6/2006

https://www.youtube.com/watch?v=B19bpNEhn5Y
  (Lors des assises de décembre 2010)
 :

" Il y a pour la communauté juive un danger immense contre lequel je me bats depuis 5 ans. Surtout çà cause du problème d’ Israel. Les gens qui combattent contre les israeliens ne sont pas des gens du XXième siècle : ce sont des gens qui se rappellent qu’il a été dit  « qu’au jour du jugement dernier les juifs se cacheront derrière une pierre, derrière un arbres, et que les pierres elles mêmes diront :  «  il y  a un juif derrière : tue le ! ». Alors comment laisser … il y a non assistance à un peuple en danger ! Alors je dirai : l’islam n’est pas ce que l’on vous dit, l’islam est dangereux parce que dans l’islam il n’y a pas d’égalité, pas de liberté, pas de fraternité, pas de possibilité de s’en sortir. »


Et je rappelle, à la mémoire d’Anne-Marie Delcambre, qu’elle m’a confié dans ses dernières années, refuser désormais d’ajouter des propos sur l’islam après tous ses livres, car ceux-ci avaient été repris de manière déformée, pour servir contre les musulmans, ce qu’elle ne voulait en aucun cas. Anne-Marie Delcambre s’est toujours battue, malgré les risques et les représailles physiques effectives qu’elle a subi et dont elle n’a pas pu parler, contre tous les racismes et toutes les haines envers des personnes.

En 2006, elle écrivait sur le site créé par un juif américain :
17/10/2006 : « Caroline Fourest.  Un fil mérite d’être ouvert pour mettre en garde contre les écrits d’une personne dont les connaissances en islam sont inexistantes. J’étais morte de honte, hier soir, que cette jeune femme puisse dire autant de bêtises en un minimum de temps. Je pensais au jugement des musulmans, concernant ses propos. C’est une honte que quelqu’un sans connaissance de la matière puisse se poser en spécialiste, alors qu’on ignore des gens comme les époux Urvoy qui sont des puits de science. …
[ citant un texte où Xavier Ternisien reprochait à Caroline Fourest des accusations fausses selon lui ] Franchement je ne croyais pas avant ce que disaient les « ennemis » de Caroline Fourest, mais ce que je puis dire, après l’avoir écoutée hier soir, c’est qu’elle dit n’importe quoi et que c’est extrêmement grave. …
Quand on attaque la réputation des gens, il faut avoir de solides connaissances. Caroline Fourest parle de ce qu’elle ne connait pas bien. Je le répète, hier soir son exposé sur l’islam n’était pas juste. Alors les féministes comme cela, moi je m’en passerais bien. Heureusement qu’il y a notre chère Elisseievna, féministologue distinguée, pour rattraper cela dans mon esprit. Mais je suis ultra choquée. »

Comme j’intervenais sur le forum pour défendre un peu Caroline, Anne Marie Delcambre répondait : « Ah moi elisseievna, je suis effondrée, car c’est impossible d’avoir étudié cinq ans les textes et de dire ce qu’elle a dit. Mais elle n’a jamais ouvert un coran ? Qu’a-t-elle lu ? Les livres de Malek Chebel ou quelqu’un de ce genre ! Ce n’est pas possible autrement. Et ce qui m’étonnera toujours c’est l’indulgence de ces journalistes … féministes pour l’islam ! Seulement on la croit !! »
«  elisseievna et les autres en savent un milliard de fois plus que .. Caroline Fourest .. Si EN CINQ ANS elle a retenu que l’islam n’était pas violent, elle aurait mieux fait de dormir ou de s’occuper de la migration des autruches. »



J’ai alors pris la défense de Caroline en disant notamment le 31/10/2006 : «  ... Il n’est pas question de ce livre là, mais d’un autre parmi les nombreux qu’elle et Fiammetta Venner a écrit, et de la thèse du distingo islam/islamisme, qu’elle défend depuis dans ses interventions.  .. Je trouve les critiques de Anne Marie Delcambre justifiées, mais cela n’empêche pas d’estimer la démarche de Caroline Fourest très courageuse. « Critiquer » ce n’est pas attaquer. Cette thèse de distinguer islam/islamisme n’est qu’un aspect du débat, sur le reste : la défense de la laïcité, des droits des femmes, de nos libertés … elle dit des choses très justes. »

Puis j’ai tenté de réconcilier Anne-Marie Delcambre et Caroline. J’ai appelé Anne-Marie Delcambre pour lui demander si elle acceptait d’aider Caroline à apprendre l’islam, je leur ai écrit à toutes deux en ce sens aussi. Anne-Marie Delcambre m’a dit : «  J’accepte bien sur, mais vous verrez que Caroline Fourest n’acceptera pas ». J’ai téléphoné à Caroline, qui m’a presque raccroché à la figure. 

Quelques mois après, elle publiait dans sa revue un article honteux contre Anne-Marie Delcambre.

Anne-Marie Delcambre avait répliqué sur Libertyvox, dans l’article « Salir une islamologue » le 12 /6/2007 en disant entre autres :  «  Il est pour moi hors de doute que Madame Brancher a voulu faire plaisir à tous ceux qui rêvaient de me voir discréditée… C’est d’autant plus drôle que Madame Caroline Brancher a rédigé un article pour défendre Redeker, intitulé «Salir un philosophe». Elle s’insurge contre une certaine gauche qui n’a pas hésité à traîner Redeker dans la boue.
Je me suis amusée à remplacer le nom de Redeker par le mien et j’ai imaginé que Madame Caroline Brancher écrivait un article pour me défendre, intitulé «Salir une islamologue». Seulement, pour les propos concernant Rachida Dati, Madame Caroline Brancher a confondu allègrement, ce que dénonce brillamment la féministe antitotalitaire, Elisseievna, à savoir islam et musulman... Mais, de toute façon, dans son esprit, j’étais condamnée d’avance. Pour ce genre de journalistes, n’être pas de gauche est un vice rédhibitoire 
».      http://www.libertyvox.com/article.php?id=255

En lisant cela, Caroline s’est étouffée. Zéro plus que pointé pour elle. Bon point répété pour moi.

Sa haine ressurgit périodiquement, dans des manifestations plus ou moins publiques. Le dernier épisode est cette plainte, que Riposte laique a rendue publique, ce que je ne souhaitais pas.
Voir suite ici : http://elisseievna.blogspot.fr/2017/03/la-haine-folle-de-caroline-fourest-2.html

suite de l'article ci dessous ...

http://elisseievna.blogspot.fr/2017/03/la-haine-folle-de-caroline-fourest.html





Dans la Revue Charles n°1 Marc Endeweld du 7 mars 2012 

Pierre-André Taguieff explique, parlant de Caroline Fourest : «  Le seul problème, c’est qu’elle ne connait pas grand-chose à l’islam. Ses analyses sont à l’évidence de seconde main. Elle cite beaucoup mais d’une manière ambigue. Elle peut s’inspirer très largement de livres déjà publiés, mais ses références sont presque toujours révérencieuses ou polémiques. Des islamologues qui ne sont pas forcément mes amis ont reconnu les limites de son discours ainsi que ses erreurs factuelles. » 



Et Marc Endeweld déclare que certaines des personnes qu'il a interviewées au sujet de Caroline : «  Certains d’entre eux nous ont même confié – off the record bien sûr – la craindre. Car « Madame Caroline Fourest » comme la nomme, au détour d’une phrase, la féministe Liliane Kandel, s’est faite une place de choix dans l’univers politico-médiatique. Dans notre République gérontocratique, sa jeunesse est écoutée. Son avis importe, et pèse désormais. »

Un bon carnet d'adresse, l'oreille de Valls et de Hollande, selon " La Revue du Crieur" de février 2017 : voilà qui aide bien sûr à attaquer les autres ... ou plutôt, c'est la capacité d'attaquer les autres qui est justement ce que Caroline Fourest peut d'une certaine façon "vendre" à ses amis politiques : Riposte Laique vous embête ? Fiez vous à moi, je sais comment les démolir.  " Elle n'est pas dans le débat, elle est dans la pression" comme dit Caroline de Haas citée dans cette revue.

Encore une fois, je suis loin d'être la seule cible : ainsi on peut lire dans la revue Charles : 

"Ancien jounaliste de Témoignage chrétien, Stéphane Lavignotte, aujourd’hui pasteur à Paris : «  ce qui est effrayant chez elle c’est que son courage contre l’extrême droite s’est retourné contre l’extrême gauche. Toute son énergie s’est retournée contre son propre camp »."



Suite des articles suivants : http://elisseievna.blogspot.fr/2017/03/la-haine-folle-de-caroline-fourest-2.html  la haine folle contre moi, pourquoi


Ainsi donc Caroline Fourest se plaint de ce que je parle de collaboration avec les militants pro-charia. Bouh, je serais coupable d'avoir voulu l'insulter ... alors que je ne nomme ni ne désigne personne de reconnaissable par le public. Caroline m'accuse. Alors que la seule victime c'est moi et la seule agresseuse, c'est elle. Nième manipulation des faits par Caroline ... Mais ce ne serait pas le plus dégoutant. Non, le plus dégoutant concerne le sujet de la délation. 


autre exemple de sa manipulation de l'histoire à des fins de propagande, Caroline publiait dans sa revue ce texte :
  

Heureusement que la loi sur le délit d'entrave numérique ne s'applique pas dans tous les domaines à toutes les " diffusion ou transmission d’allégations ou d’indications de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur ...en exerçant des pressions morales et psychologiques, des menaces ou tout acte d’intimidation à l’encontre des personnes cherchant à s’informer sur ..." 
par exemple dans le but de dissuader d'utiliser un terme, d'organiser son "bannissement symbolique" ou de salir ses utilisateurs.
Car oui le mot "islamophobie a une histoire, qui date de l'époque coloniale, quand déjà, il s'agissait d'oublier le contenu de l'islam pour imposer une colonisation sans évangélisation. ( ex : Alain Quellien, La politique musulmane dans l’Afrique occidentale française, Paris, Émile Larose, 1910, p. 133. :  « L’islamophobie – Il y a toujours eu, et il y a encore, un préjugé contre l’Islam répandu chez les peuples de civilisation occidentale et chrétienne. Pour d’aucuns, le musulman est l’ennemi naturel et irréconciliable du chrétien et de l’Européen, l’islamisme est la négation de la civilisation, et la barbarie, la mauvaise foi et la cruauté sont tout ce qu’on peut attendre de mieux des mohamétans.»

Mais le plus abject est ceci :
Caroline devrait m'approuver et condamner les délateurs au lieu de cela, elle me dénonce à la Justice pour avoir critiqué dans un texte de 2015 où je ne citais aucun nom mais seulement des types de conduites de collaboration objective ou volontaire avec les militants de l'islam, dont la délation :
elle devrait me soutenir puisqu'elle sait parfaitement le danger mortel de signer des textes critiques de l'islam ...
la preuve : elle explique elle-même ce danger mortel et la réalité du caractère mortel dans ce texte de 2005 sur Ayaan Hirsi Ali ...
Sa plainte contre moi est une abjection, produit de sa haine folle contre moi.

[ c'est moi qui souligne en rouge ]

Extraits de : 

Ayaan Hirsi Ali, l'insoumise (par Caroline Fourest)

(portrait paru dans Charlie Hebdo et ProChoix en 2005)
La députée hollandaise d'origine somalienne, Ayaan Hirsi Ali, vit sous protection policière depuis qu'elle a osé se proclamer athée et critiquer l'archaïsme de la religion musulmane. Les meurtriers de Théo Van Gogh veulent la tuer pour son film « Soumission ». Elle se réaffirme « Insoumise » dans un livre qui vient de paraître en français*. Caroline Fourest l'a rencontrée.
La première que j'ai rencontré Ayaan, nous devions intervenir ensemble à un colloque sur les victimes de l'islamisme à Genève. Elle a parlé en premier et elle m'a demandé : « As-tu reçu des menaces pour ton livre sur Tariq Ramadan ? ». La scène avait quelque chose d'assez surréaliste. Car de tous les participants à ce colloque — une Iranienne torturée sous les mollahs, un ancien esclave chrétien soudanais, moi et d'autres — Ayaan Hirsi Ali était de loin la plus menacée d'entre nous... Nous nous sommes revues à Paris pour son livre, Insoumise. Jamais titre n'a trouvé meilleure ambassadrice. Pas seulement parce qu'Ayaan est une femme magnifique, mais parce qu'elle incarne mieux que personne la résistance à l'intégrisme.

« Le multiculturalisme est un système raciste »
Moins d'une semaine plus tard, son histoire la rattrape et la percute en même temps que les Twin Towers. Horrifiée par les crimes commis une fois de plus au nom de l'islam, elle intervient dans le débat public. Elle se proclame « athée » et dénonce l'« archaïsme » de la religion au nom de laquelle on a toujours voulu la dresser. Les menaces fusent de partout, de son clan, de la communauté musulmane qui ne lui pardonne pas cette « trahison ». Depuis Londres, son père lui reproche de « souiller » l'islam. On craint pour sa vie. Elle est désormais placée sous haute surveillance et ne peut plus se déplacer sans ses gardes du corps, fournis par l'etat Hollandais. Mais ce n'est pas le pire. Son droit à l'inventaire n'est pas seulement refusé par les fanatiques. Les relativistes, pleins de bonnes intentions paternalistes à l'égard des minorités, se disent gênés. Surtout au sein de son parti. « Au début, ils étaient contents que je parle. Mais ils ne voulaient pas que je critique l'islam en tant que religion. Ils mettaient tout sur le compte de la pauvreté ou de la colonisation. Mais j'ai grandi avec l'islam, j'ai appris le monde à travers ses yeux. C'est au nom de cette religion qu'on m'a appris à haïr les non musulmans : les Juifs, les homosexuels, les athées... »
Rien ne l'agace plus que cette façon de tuer l'esprit critique envers la religion au nom du respect quasi folklorique des cultures : « L'enfer est pavé de bonnes intentions... » Elle s'explique : « Le multiculturalisme aujourd'hui signifie réguler les gens en fonction de leur communauté, de leur religion et de leur culture. Très bien. Mais que fait-on des individus ? Les gays, les femmes, les enfants ? Ceux qui ne veulent pas suivre les lois de la communauté ? Ce système est un cauchemar pour les femmes comme moi qui se sont enfuis de pays où le système les subordonne aux hommes et qui viennent dans cette société pour être égales. Soudainement, les multicuturalistes vous rappellent à l'ordre et vous disent non pas vous ! Vous, vous devez rester avec votre communauté et écoutez votre père, votre frère, votre mari. On ne vous aidera pas... C'est ça l'égalité ? Quand on y réfléchit, le multiculturalisme est un système purement raciste ».
Depuis janvier 2003, date de son entrée au Parlement, elle se bat pour faire voter des amendements contre les mutilations sexuelles et les mariages forcés. Inlassablement. Elle désespère du parti travailliste Hollandais. En tant que défenseur du système multiculturel, donc communautaire, la gauche dépend du vote musulman : une communauté d'un million de votants dont beaucoup votent sur consignes pour le parti travailliste... Privée de sa liberté de parole à gauche, elle a donc choisi de continuer à se battre depuis le parti libéral, centre droit mais plus soucieux des libertés individuelles : « le parti auquel j'appartiens désormais ne raisonne pas en termes de communautés mais d'individus et pour moi c'est une question centrale ». Et pourtant, même là, on lui demande mettre en sourdine ses griefs contre l'islam. L'avant-propos de son livre, par exemple, celui où elle raconte avoir été élevée dans la haine des non musulmans au nom de la religion ne figure que dans les versions hors Hollande. Trop subversif.
Le meutre de Van Gogh
En assassinant Théo Van Gogh, les islamistes ont commis une grave erreur : on commence enfin à l'écouter. Le meurtre de Van Gogh ou la désillusion multiculturaliste Elle a fait la connaissance du réalisateur maudit en 2003, par le biais de journalistes qui voulaient faire un film sur elle. Quelque temps plus tard, Van Gogh s'est vu refusé d'animer un débat au dernier moment sur pression d'un islamiste belge venu l'intimider avec son clan. Une humiliation publique, à laquelle ont pris part plusieurs élus socialistes, et qu'il n'a pas supporté. « Il était mortifié, il n'arrêtait pas de m'appeler ». À peine rentrée de New-York, la députée tente de le calmer : « Pourquoi es-tu si en colère ? Tu es réalisateur, non ? Fait un film là-dessus au lieu de te mettre en colère ? » Le réalisateur accepte... à condition qu'elle lui écrive le script.
Ce sera Soumission, un texte qu'ayaan Hirsi Ali a écrit à l'origine pour une pièce de théâtre. Quatre femmes victimes de la religion, du voile, du viol et des châtiments corporels, avec pour seule consolation des versets du Coran tatoués sur leurs corps. Une pièce hantée par son histoire mais aussi par les récits qu'ayan devait traduire du temps où elle faisait l'interprète pour les réfugiés, de 1995 à 2001. Comme ce jour où elle a dû apprendre à une femme que son mari lui avait transmis le Sida. Son mari, qui la trompait avec des prostituées, n'arrêtait pas de répéter : « C'est impossible. Je suis musulman ». Van Gogh veut porter ce texte à l'écran, mais Ayaan le met en garde : « C'est dangereux ». Elle ne veut pas avoir sur la conscience la mort d'actrices que les islamistes pourraient reconnaître. Le réalisateur lui propose de filmer de façon à garantir leur anonymat et donc leur sécurité. Et eux ? Elle-même accepte de mettre son nom, mais elle prévient de nouveau Van Gogh : « tu es fou de signer. C'est dangereux. Tu as des enfants. Tu ne peux pas faire ça. » Il ne veut rien entendre : « Si je fais un film en Hollande en 2004 sur lequel je ne peux pas mettre mon nom sans mourir, cela veut dire que nous vivons en pleine barbarie »...
Théo Van Gogh est mort le 2 novembre 2004, assassiné d'un coup de couteau en pleine rue par un militant appartenant à un réseau islamiste.Sous le couteau, un papier rappelait la menace de mort à l'encontre de Hirsi Ali, obligée de partir de cacher dans une base militaire. Elle et Van Gogh avaient tenté d'imaginer d'où viendrait la menace : « Quand cela va-t-il arriver ? Comment ? Est-ce que ce sera avec un couteau ou avec une bombe ? Est-ce que ce sera un homme ou une femme ? » Cette question a trouvé une réponse. Reste à savoir où va maintenant le modèle néerlandais, passablement ébranlé ? « Nous avons des francophiles qui veulent suivre l'exemple français, à l'image de la loi sur les signes religieux. Et nous avons des anglophiles qui veulent rester au modèle communautaire ». Ayaan Hirsi Ali, qui a appris les langues comme autant de passeport vers la liberté, va peut-être se mettre au Français : « Je ne sais dire qu'un seul mot en Français, mais c'est mon mot préféré... Laïcité ».
Caroline Fourest
  • chez Robert Laffont
mercredi 25 mai 2005


Suite de la partie 3 : http://elisseievna.blogspot.fr/2017/03/la-haine-folle-de-caroline-fourest_13.html



La haine folle de Caroline envers moi, se manifeste au combien envers d'autres, et fait exploser ses repères mentaux, ses "convictions profondes" ne sont manifestement pas les mêmes, selon qu'elle contient ou pas sa "rage" envers les personnes. 
De quoi est faite au juste cette "rage" ? Surtout d'"enrager" de ne pouvoir réfuter les arguments  d'autrui dans un vrai débat, comme le montre le "zéro pointé" que lui donnait Anne-Marie Delcambre. http://elisseievna.blogspot.fr/2017/03/la-haine-folle-de-caroline-fourest.html

Comparez ces deux textes :
2005 : http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/2005/05/25/510-ayaan-hirsi-ali-linsoumise-par-caroline-fourest
"Van Gogh veut porter ce texte à l'écran, mais Ayaan le met en garde : « C'est dangereux ». Elle ne veut pas avoir sur la conscience la mort d'actrices que les islamistes pourraient reconnaître. Le réalisateur lui propose de filmer de façon à garantir leur anonymat et donc leur sécurité. Et eux ? Elle-même accepte de mettre son nom, mais elle prévient de nouveau Van Gogh : « tu es fou de signer. C'est dangereux. Tu as des enfants. Tu ne peux pas faire ça. » Il ne veut rien entendre : « Si je fais un film en Hollande en 2004 sur lequel je ne peux pas mettre mon nom sans mourir, cela veut dire que nous vivons en pleine barbarie »...
Théo Van Gogh est mort le 2 novembre 2004, assassiné d'un coup de couteau en pleine rue par un militant appartenant à un réseau islamiste.Sous le couteau, un papier rappelait la menace de mort à l'encontre de Hirsi Ali, obligée de partir de cacher dans une base militaire."
2010 : 
à propos de l'auteur juif d'un livre sur les Frères musulmans et l'islam :
C. F. :  je signale le vrai nom de P [ ...] [...]  dans ma réponse à son attaque. 

C. W. : D’ailleurs, pourquoi l’avoir indiqué ? 

C. F. : Parce qu’on ne peut pas comprendre d’où vient pareil délire si on ne comprend pas l’intention de son auteur. Or [ ...]  écrit sous le pseudonyme de P [...] pour ne pas assumer d’où il parle. C’est un avocat israélien très à droite. Même s’il s’en défend, il a été très proche de la Ligue de défense juive, une organisation à côté de qui le Bétar fait figure d’organisation gauchiste… Cela situe. Tariq Ramadan non plus n’aime pas assumer d’où il parle. Mon travail est de montrer les enjeux idéologiques qui agitent le débat d’idées, pas de laisser croire qu’il s’agit d’un complot ou d’une guerre de personnes. Par ailleurs, je crois profondément que l’anonymat nuit à ce débat d’idées sur internet. Tout le monde connaît mon visage et mes convictions. Je ne cache rien. Par contre, ceux qui m’insultent et diffament à longueur de journée se masquent pour parler. C’est leur liberté. Mais j’ai quand même le droit de signaler que cela ne contribue pas vraiment à élever le niveau du débat. 


Commentaire : 
Lorsqu'il s'agit pour Caroline de se valoriser en montrant son soutien à Hirsi Ali, elle s'applique à expliquer que la conscience de celle ci lui dicte de recommander instamment l'anonymat aux personnes critiquant l'islam. Alors que quand il s'agit de s'attaquer à un auteur qui a osé la critiquer, tout à coup " sa conviction profonde" serait que l'anonymat nuit au débat ... De qui se moque-t-elle ! 
On peut très comprendre d'ou viennent les critiques d'une personne en lisant ses articles où il explique ses idées, et Caroline pouvait se contenter d'expliquer ses idées selon elle, ce prétexte ne tient pas debout.
en 2013, Caroline Fourest révèlera dans " Le Monde " son identité d'Etat civil, jusqu'alors elle écrivait exclusivement, invoquant sa sécurité, sous un nom que l'usage français ne lui permettait pas d'utiliser, c'est à dire sous un pseudonyme, elle ne pouvait donc pas dire qu'elle "ne cachait rien". Mais à la différence de Ayaan Hirsi Ali, Caroline Fourest est selon les termes de Sadri Khiari "une avocate de l'islam", une avocate déterminée, affirmant que la critique de l'islam et non de l'islamisme est du racisme, elle n'a donc rien à craindre de ses partisans.

Entretemps, Caroline avait elle aussi été victime d'une dénonciation répugnante de la part du journal Minute, qui avait révélé son nom de famille. Le fait qu'elle ait ensuite décidée en 2013 de le dire elle même ne change rien à l'ignominie de la dénonciation par ce journal. Elle sait donc parfaitement " le mal que fait " ... la délation, du moins, elle en sait une partie, puisque comme elle le dit elle même dans ce texte de 2005, elle n'est pas aussi exposée qu'une Ayaan Hirsi Ali qui, elle, critique l'islam. Elle n'est pas non plus aussi exposée qu'un auteur juif, puisqu'elle n'est pas juive.
Caroline a des "convictions profondes" à géométrie variable, selon qu'il s'agit de se valoriser en se présentant aux côtés d'une vraie héroïne, ou selon qu'il s'agit de s'en prendre à un homme qui a commis le "crime" de la critiquer ...
Ayaan Hirsi Ali a une conscience qui lui dicte de ne pas briser l'anonymat de personnes que les islamistes pourraient reconnaître. Caroline invente n'importe quoi pour ne pas entendre la sienne, quand elle brise l'anonymat de personnes que les islamistes pourraient reconnaître. 

Majid Oukacha : CE QUE DIT LE CORAN SUR LE TERRORISME JIHADISTE


Tous les "musulmans" ne soutiennent pas le terrorisme, tous ne savent pas ou espèrent qu'il soit faux que le coran prône la terreur,
mais les jihadistes du combat "par le corps" font la lecture la plus logique et évidente, la plus cohérente de ce texte monstrueux.

Femen

...






 30 janvier 2018

FEMEN, histoire d’une trahison


Olivier Goujon est journaliste. Il a écrit un ouvrage sur « FEMEN, histoire d’une trahison ». Il les connait depuis le début de leur aventure. Ce qu’il révèle est éclairant sur ce qu’il faut bien appeler une « étrange manipulation ». Pourtant, les « médias » n’ont quasiment donné aucun écho à ce qu’il dévoile au prix d’une enquête minutieuse qu’il sera difficile de réfuter. C’est l’omerta de la pensée unique sur cette enquête.

C’est l’histoire de jeunes femmes ukrainiennes, qui se forment à l’école d’Engels et de Bebel, c’est-à-dire dans une conception de type « marxiste » dans une Ukraine baignée de stalinisme et de dictature. Leur aventure est dévoyée de Paris au compte des réseaux de Manuels Valls et au profit de sa politique.

Comme dans un roman interlope, les personnages que l’on croise sont souvent à vomir. Ils n’ont aucune dignité, seul le résultat compte. La morale n’y trouve pas son compte, le cynisme, oui. La Libre Pensée l’a interviewé. Olivier Goujon répond à nos questions.



La Raison : Bonjour. Pourriez-vous vous présenter ?

Olivier Goujon : C’est très pertinent de commencer par cette question parce que, justement, Inna Shevchenko et les militantes de Femen France arguent essentiellement sur les réseaux sociaux du fait que je suis un “inconnu” pour discréditer mon livre. Comme si la notoriété était un gage de sérieux… Aurais-je dû faire préfacer “Femen, histoire d’une trahison” par Cyril Hanouna?

Je suis journaliste indépendant depuis 20 ans. J’ai fait 500 reportages dans 160 pays, qui ont été publiés dans le monde entier. En France, c’est VSD qui a publié le plus grand nombre de mes sujets. J’ai travaillé aussi bien sur les derniers trappeurs du Canada que les vendeurs d’argent en Somalie, la féminité en Iran, les particularismes kurdes… Dans mes reportages je pars toujours de l’histoire incarnée, vécue, de femmes et d’hommes, pour rejoindre des enjeux de société, expliciter des conflits ou illustrer la défense de valeurs universelles. Dans cette optique, j’ai été l’un des premiers à m’intéresser à Femen, alors que le mouvement était naissant, en Ukraine en 2009.

Pour le reste, je suis né à Saint-Malo en 1962. Je suis athée, franco-italien, j’ai voté Mitterrand en 1981, Chirac en 2002, Royal en 2007, Hollande en 2012, Mélenchon puis Macron en 2017. J’aime la littérature française du XIXème s., marcher en montagne, le cinéma russe, les huîtres et le cinquecento italien. Notamment.



LR : Pouvez-vous expliquer ce que sont les FEMEN au début de leur existence ?

OG : Femen, c’est l’expression d’une révolte humaniste portée par trois jeunes femmes, Oxana Chachko, Anna Hutsol, Sacha Shevchenko (aucun lien de parenté avec Inna) au sortir de l’adolescence dans une petite ville de l’ouest ukrainien, Khmelnytskyi, puis à Kiev dès 2008. Le moteur de cette révolte, c’est le besoin d’égalité et le refus de la société patriarcale ukrainienne. Oxana refuse qu’on batte sa mère, Anna d’étudier la comptabilité, Sacha qu’on la marie… Elles se réunissent autour de l’étude de textes philosophiques et surtout de l’ouvrage d’August Bebel : “La femme et le socialisme”. Elles organisent quelques actions dans leurs écoles, devant un hopîtal, lors de célébrations… Très vite, elles identifient le féminisme dans leur révolte, du fait de la domination masculine de la société ukrainienne, mais c’est l’injustice, au sens large, qui les meut. Parallèlement à leur formation intellectuelle, ce qui court tout le long de l’histoire ukrainienne de Femen, c’est la fulgurance géniale des intuitions de Sacha, Oxana et Anna – surgissement, posture hiératique, inscriptions, seins nus - et leur perception aigüe des codes médiatiques. La mise au point du “sextrémisime” est le fruit de cette genèse.



LR: Le “sextrémisme”

OG : C’est un concept complexe, bien loin de l’idée simpliste dans laquelle on l’enferme souvent et qui consisterait à “faire de la politique à poil”. Le sextrémisime, c’est la conjugaison réfléchie de la radicalité politique et de la sexualité. La radicalité indique qu’on reste dans le champ du débat social pacifique et non du terrorisme, et la sexualité renvoie au rapport au mâle, quand la nudité renverrait, elle, simplement à l’hygiène ou à l’archaïsme. Elles reconstruisent un sujet féminin, émietté par des siècles de domination, qui brandit face au patriarcat, l’objet de son désir et lui disent: “cet objet m’appartient et me constitue comme sujet”. C’est un message d’une puissance symbolique déstabilisante. Les seins deviennent anti-séducteurs. Les codes domestiques et sociaux sont bousculés. Et ce message est d’autant plus fort que les filles correspondent généralement aux canons de la beauté et de l’attraction sexuelle en occident. Sacha résume le malaise créé d’une formule lapidaire: “Barbie can speak” (Barbie peut parler).

Inna, elle, ne comprend rien au sextrémisime, elle le considère comme un moyen efficace d’accès aux médias, ce qu’il est aussi (surtout au début), mais c’est bien réducteur de ne voir dans les actions topless qu’une manière d’attirer l’attention. Il s’agit d’une recomposition ontologique qui va provoquer, à chaque fois, une réaction de violence physque bien supérieure à son encontre.

J’ajoute que leur courage est inouï. En France, elles seront confrontées à une police républicaine. En Ukraine, elles jaillissent à moitié nues au milieu d’hommes surarmés et surentraînés qui les arrêtent, les menacent, les violentent… et elles recommencent! Très vite, le mouvement prend de l’ampleur. La jeunesse est séduite.



LR: Le mouvement aurait-il pu naître ailleurs qu’en Ukraine?

OG: Il y a tant d’exemples de sociétés masculinistes ou simplement injustes! Mais au-delà de la caricature patriarcale du monde ukrainien et de sa déflagrante  confrontation à la société marchande occidentale des années 2000, qui constituent le liquide amniotique du mouvement, il y a aussi dans la survenue Femen un souffle romantique slave. Ces trois femmes incarnent jusqu’au sacrifice ultime – la mort les menace très vite – la dérision de Gogol, la violence de Dostoievski et la passion de Tolstoi.


LR : Comment ont-elles pu être dépossédées de leur combat ?

OG : C’est l’arrivée en France d’Inna qui change la donne pour toujours. Inna arrive à Paris le 21 août 2012. Elle a, dit-elle, fui dans l’urgence, des hommes armés qui forçaient la porte de son appartement. Elle choisit la France car le mouvement y possède déjà une branche, fondée par Safia Lebdi quelques mois auparavant.

Le récit de son “évasion” est invérifiable, plein d’incohérences, et se heurte frontalement aux témoignages de ses ex-compagnes de révolte. Je le démonte point par point dans le livre en refaisant son parcours. Mais ce récit est bien vite porté par ses nouvelles amies françaises, à commencer par Caroline Fourest, qui multiplie les interventions médiatiques et écrit un livre plein d’approximations, d’oublis et de contre-vérités pour expliquer l’arrivée d’Inna et justifier que les autres restent en Ukraine. Elle prétend par exemple qu’Inna “devait” s’échapper, car elle était poursuivie pour avoir tronçonné une croix chétienne.

Elle oublie de dire que les 3 autres tirent sur les haubans pour abattre la croix. Au regard de la loi ukrainienne, les 4 sont également coupables et rien ne justifie l’accueil d’Inna plutôt que celui des autres. La diplomatie française était d’ailleurs d’accord pour accueillir les 4. Je renvoie au livre pour comprendre comment Caroline Fourest explique à Sacha et Oxana qu’elles ne pourront pas être accueillies alors que la France regarderait d’un bon oeil l’arrivée d’Inna. Sacha et Oxana vont rentrer en Ukraine et continuer de se battre dans des conditions terrifiantes. Elles seront enlevées par les services secrets, battues, accusées de terrorisme tout en continuant de financer – c’est hallucinant de cynisme - la vie quotidienne d’Inna à Paris en vendant des objets dérivés Femen. Au bout d’un an, à la fin de l’été 2013, Sacha et Oxana se réfugient elles aussi en France, exténuées, pauvres, amaigries, Oxana s’est cassé les deux poignets en fuyant… Elles ignorent que le plus dur commence.



LR : C’est-à-dire ?

OG : Inna Shevchenko, la leader actuelle, et Caroline Fourest, vont instrumentaliser Femen France contre Sacha et Oxana. La raison est la même qui présidait au refus de les voir rester en 2012: Inna veut être seule à la tête de Femen, c’est pour cela qu’elle a organisé son “évasion” l’année précédente. Caroline Fourest, elle, veut utiliser Femen à son profit politique, or cet objectif sera beaucoup plus difficile à atteindre si le mouvement est dirigé en France par Sacha et Oxana, qui sont bien plus légitimes qu’Inna. Caroline Fourest s’inventera un prétexte romantique en prétendant être tombée amoureuse d’Inna. Je ne sonde pas les coeurs et les reins, mais je dis que c’est un prétexte. J’explique pourquoi dans le livre.

De son côté, Anna décide de rentrer dans le rang en Ukraine. Elle travaille aujourd’hui dans… la communication politique. C’est une défaite de plus pour le mouvement.



LR: Qui est Inna? D’où vient-elle?

OG : Inna arrive, de Kherson, en Crimée. Elle est recrutée à Kiev par Sacha et devient vraiment opérationnelle fin 2010 – plus de 4 ans après la création par les 3 autres de la Nouvelle Ethique, ancêtre de Femen. Elle n’a pas de formation intellectuelle, mais c’est une meneuse qui n’accepte pas l’organisation horizontale de Femen où toutes les décisions se prennent en commun et où les militantes historiques partagent tout, les coups, beaucoup, et les sous, peu.

Sacha dit aujourd’hui qu’elles savaient toutes qu’Inna était là par opportunisme, mais elles pensaient que ce serait bon pour Femen parce qu’Inna est active courageuse et bonne avec les médias… L’erreur de Sacha et d’Oxana, mais c’est difficile de la leur reprocher au regard des conditions dramatiques de leur exil, c’est d’avoir refusé de voir qu’Inna leur volait le mouvement, ou plutôt de l’avoir vu trop tard.



LR : On ne retient dans l’action des FEMEN aujourd’hui que des provocations à but médiatique, mais quels étaient les objectifs des FEMEN avant qu’elles ne soient trahies ?

OG : Comme je l’ai dit, le premier combat politique de Femen c’est l’égalité homme-femme à travers la lutte contre l’exploitation sexuelle. Il faut comprendre ce qu’est l’Ukraine au début des années 2000. Depuis la chute du mur de Berlin, les frontières tombent, les droits de douane disparaissent, le pays s’ouvre à l’économie de marché, une oligarchie économique se greffe sur l’ancienne société communiste et une classe politique corrompue, un mélange détonnant dont les conséquences se paient encore aujourd’hui. Le développement du tourisme sexuel, le délitement social et l’exploitation du corps des femmes seront les premiers combats d’Anna, Sacha et Oxana, et des militantes qui les rejoignent. Il y a des actions médiatiques. C’est même un enjeu fort pour un mouvement qui veut grossir. Mais il y a aussi un travail de fond. Les filles organisent des “safaris du sexe” au cours desquels elles descendent dans les quartiers chauds de Kiev, interpellent les clients des prostituées, interrompent des prestations dans des bordels, informent les prostitués sur leurs droits…
En France, le mouvement se focalisera sur les actions à forte plus-value médiatique. Inna organisera même des séances photos bidons où l’on voit des filles s’entraîner à la lutte et au surgissement. Jamais cela n’avait lieu en Ukraine alors même que les conditions étaient généralement bien plus dangereuses.




LR: Les médias ont-ils une responsabilité dans la “trahison” que vous évoquez?

OG: Enorme. Les réseaux de Caroline Fourest, mis au service d’Inna Shevchenko, vont être d’une efficacité redoutable. Je donne de nombreux exemples dans le livre: l’affaire du timbre Marianne, le faux attentat incendiaire du Lavoir Moderne,  l’attaque du théâtre... Toutes manipulations au service du pouvoir d’Inna! Aujourd’hui encore je lis souvent qu’Inna est l’une des fondatrices de Femen ! L’accumulation de ces manquements et de ces arrangements a été suffisamment dérisoire pour que la machine médiatique s’en accommode, mais suffisamment lourde pour réduire définitivement Sacha et Oxana et porter Inna.



LR : Dans votre ouvrage, on rencontre des personnalités médiatiques bien connues et qui se présentent comme des « laïques » dont l’unique préoccupation est d’attaquer les musulmans, ce qui n’a rien à voir avec le combat d’origine des fondatrices de FEMEN. Au  compte de qui et de quoi agissent ceux qui manipulent ?

OG : C’est exagéré de prétendre qu’on manipule Femen aujourd’hui. Le mouvement ne présente plus le même attrait. Mais sa surface médiatique incite encore des associations à imaginer “profiter” de son aura médiatique. C’est le sens par exemple de l’invitation d’Inna à discourir lors de la journée “Toujours Charlie” organisée par des associations proches de Manuel Valls. Pour autant, je n’affirme pas que l’unique préoccupation de Manuel Valls ou Caroline Fourest, si c’est à eux que vous faites allusion, soit d’attaquer les musulmans.

Dès l’origine, Femen s’en prend aux religions en tant qu’instrument d’oppression des femmes. A toutes les religions sans exception et de la même manière. Inna est ambivalente sur le sujet. Je fais état, dans le livre, de plusieurs témoignages qui accréditent à son encontre la qualification d’homophobie et même de racisme (je renvoie au chapitre sur la création de Femen France, Inna refuse, selon Safia Lebdi, de porter le combat pour le mariage pour tous, puis s’insurge qu’on la loge dans la XVIIIème arrdt de Paris, “une zone dangereuse à majorité d’arabes”). Pour autant, elle est aussi à l’origine de l’action de Notre-Dame qui fera perdre du crédit aux Femen dans l’opinion publique française et qui provoquera la colère de Caroline Fourest, opposée à cette action, et de Manuel Valls.

Par ailleurs, il y a, oui, de la connivence, et comment ! Le livre de Caroline Fourest en fait même état impunément : embarquée par la police dans une manif, c’est Valls, ministre de l’Intérieur qui s’inquiète de sa situation ! Plus loin elle se vante de sa relation privilégiée avec la Présidence, puis de ses contacts avec le ministère pour qu’Inna obtienne ses papiers (et de fait Inna obtient le statut de réfugié politique en 49 jours, record battu ! Les autres mettront 400 jours !)

Ce qu’il faut comprendre, au-delà du refus des religions comme instrument de domination des femmes, et évidemment de l’imposition du voile aux femmes par exemple, c’est que Femen, le Femen de Sacha et Oxana, était un mouvement intersectionnel qui combattrait aujourd’hui l’Islam pour ce qu’il opprime la femme mais qui soutiendrait les musulmans pour ce qu’ils sont des victimes souvent impuissantes de l’intégrisme et des attaques racistes. Jamais le Femen de Sacha et Oxana ne ferait l’amalgame entre les musulmans, l’Islam et l’islamisme… Inna, elle, mélange tout, comme Manuel Valls.

Safia Lebdi, fondatrice de Femen France et de Ni Putes Ni Soumises, écartée elle aussi par Inna et Caroline Fourest fin 2012, rêvait d’une jonction entre féminisme arabe et Femen. Inna avait des objectifs plus personnels et moins convergents.



LR : Récemment, Inna Shevchenko s’est vu décerner un prix de la « laïcité », qu’en pensez-vous ?

OG : C’est une mascarade honteuse pour ses promoteurs et insultante pour le peuple français. La laïcité, de Condorcet à  Pena-Ruiz, répond à des critères précis – égalité des droits, liberté des cultes, neutralité de l’Etat et mission universelle – auxquels Inna Shevchenko ne fait jamais référence, pas plus que Valls ou Caroline Fourest d’ailleurs. Inna se contente de brailler du haut d’une chaire médiatique des diatribes clivantes et accusatrices et on appelle cela du courage. C’est révoltant. Le courage, ce sont des milliers d’enseignants et d’éducateurs qui transmettent chaque jour les valeurs de la République Française à des élèves en construction civique.



LR : Voulez-vous rajouter quelque chose ?

OG : Sacha Shevchenko et Oxana Chachko ont vécu, dans la confiscation par Inna Shevchenko et Caroline Fourest du mouvement qu’elles avaient fondé, puis dans son égarement idéologique, une dépossession de l’être. On ne leur a pas pris ce qu’elles avaient, mais ce qu’elles étaient. La dépression qu’elles en ont conçu les a presque tuées. Parler a été pour elles le premier pas d’une reconstruction en même temps que l’expression chronique d’une douleur infinie. Je les remercie et je suis convaincu que l’histoire du féminisme leur rendra justice.



Propos recueillis par Christian Eyschen